Metz en août 1944

Publié le par liberation-de-metz-1944

http://farm6.static.flickr.com/5150/5593385186_8b36f80c98_m.jpgLe dispositif des services allemands basés à Metz sera maintenu en place, sans changements notables, juqu’à la fin du mois d’août 1944. Après le débarquement de Provence le 15 août 1944, la situation bascule rapidement en faveur des Alliés sur le front occidental. Le 24 août, le général Schroth est enfin autorisé à mettre en alerte la 462e division d’infanterie basée à Metz, et stationnée entre Metz et Luxembourg. Metz reçoit l’appui d’éléments du LXXXII. Armeekorps du général d’infanterie Johann Sinnhuber. À peine intégré à la Ire armée allemande, le LXXXII. Armeekorps tient un large secteur, allant d’Arnaville, au sud de Metz, à Montmédy. Les travaux de défense commencent le 25 août 1944. Des civils sont réquisitionnés pour creuser des tranchées anti-chars.

 

http://farm6.static.flickr.com/5269/5592817891_fa2044163b_m.jpgLe 27 août 1944, la division d’instruction devient une division d’armée en campagne, donc une nouvelle division combattante. À la nouvelle 462e Infanterie-Division, Krause incorpore les 1888 élèves officiers de l’école de Metz ( Fahnenjunkerschule VI ) ainsi que 1500 soldats de différentes armes de la wehrmacht pour former deux bataillons, dotés de canons et de pièces anti-chars. L’ensemble, placé sous l’autorité de Siegroth, devint rapidement homogène, et très combatif grâce à la détermination des aspirants. Tous les postes de combat importants, comme les postes de pointeurs pour l’artillerie, ou ceux d’officiers de liaison sont confiés à des Fahnenjunkers bien instruits. La section d’artillerie de campagne est formée à partir de la section d’artillerie d’instruction, autour de pièces russes de 76,2 mm prises sur le front de l’Est.

 

Erich von Brückner (1896-1949)L’artillerie de forteresse est réinstallée à la hâte dans les forts situés à l’Ouest de Metz. L’État-major allemand avait conservé les plans de 1918 et possédait encore les tables de tir nécessaires à l’artillerie de forteresse. Le maître des forges Hermann Röchling qui avait supervisé l’installation des pièces d’artillerie neuves avant 1918 fut ainsi réquisitionné, avec ses ingénieurs et ses plans originaux, afin de réinstaller les pièces d’artillerie dans leurs tourelles. Les deux bataillons d’infanterie d’instruction, le bataillon d’instruction du génie, ainsi que la compagnie d’instruction de mitrailleuses lourdes, sont aussi complétés avec des soldats réquisitionnés à Metz.

 

http://farm6.static.flickr.com/5310/5592813771_a15f28f9ab_m.jpgLe régiment de sécurité 1010 du colonel Richter ( Sicherungsregiment 1010 ), arrêté à Metz alors qu’il se repliait, forme directement deux bataillons de trois compagnies, d’environ 500 hommes. Les 2000 sous-officiers Waffen SS de l’école des transmissions de Metz du colonel Kemper forment un bataillon de quatre compagnies. Quant aux unités de la Flak de la 9e Flak-Division, elles sont converties en unités anti-chars de 20 mm, 37 mm et 88 mm pour être aussi incorporées à la 462e division. À partir du 7 septembre 1944, les 2000 élèves « chefs de groupe » de la XIIe région militaire, de l’école de Wiesbaden, viendront renforcer l’effectif de cette division. La plupart de ces sous-officiers étaient des vétérans du front de l’Est. Ils seront immédiatement placés sur le terrain en deux bataillons, soutenus par deux batteries d’artillerie, dont l’une dotée de pièces autoportées[10]. L’effectif de la 462e division d’infanterie s’élève à ce moment de la bataille, à près de 14 000 hommes, ce qui représente l’équivalent de quatre divisions américaines.

http://farm6.static.flickr.com/5225/5592807359_789cab3d1f_m.jpgDu 27 août au 4 septembre, la situation devient confuse et les services allemands, civils et militaires, refluent en nombre vers la Sarre et le Palatinat. Sur ordre du général SS Anton Dunckern, les archives allemandes et les stocks militaires encore en place dans les forts de Metz, notamment au fort du Saint-Quentin, sont détruits par le feu. Le 31 août 1944, le camp de Woippy est évacué, abandonné par les SS qui en assuraient l’encadrement. Les habitants de Metz attendent maintenant une libération rapide.

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Publié dans guerre

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