Metz annexée en 1940

Publié le par liberation-de-metz-1944

http://farm6.static.flickr.com/5100/5593410688_a506446a7b_m.jpg

De la déclaration de guerre de la France à l'Allemagne le 3 septembre 1939, à juin 1940, la "drôle de guerre" donne l’illusion à la France qu’elle tiendra ses positions grâce à la ligne Maginot et à la vaillance de ses troupes, et quelle obtiendra la victoire, comme en 1918. Le 14 juin 1940, Metz est déclarée "ville ouverte". Le 17 juin 1940, l’entrée des troupes allemandes dans cette ville marque le début d’une répression brutale, dont les Messins et les Mosellans ne se relèveront qu’en 1945.

 

Le lendemain, le représentant de l’État à Metz, le préfet de la Moselle, http://farm6.static.flickr.com/5230/5592830057_d3a9094b30_m.jpgest arrêté, signe de la défaite de la France. Quatre jours plus tard, la signature à Rethondes d’un traité d'armistice, entre la France et l’Allemagne, ôte les derniers espoirs aux Mosellans. Pourtant un mouvement de résistance, l'Espoir français, se forme en juillet 1940, pour conjurer le mauvais sort et préparer le retour des troupes françaises. Il sera actif plusieurs mois. Dans le même temps les premières expulsions ont lieu dans la plupart des villes de Moselle. L’ancienne frontière de 1871 est rétablie le 25 juillet, marquant de facto l’annexion du département de la Moselle au Reich allemand.

http://farm6.static.flickr.com/5091/5592830053_05f0e7ac7b_m.jpgLe Gauleiter Josef Bürckel prend ses fonctions le 7 août 1940 à Sarrebruck, en tant que nouveau chef de l'administration civile allemande en Moselle. Le "CdZ-Gebiet Lothringen" remplace officiellement le département de la Moselle. Le 8 août 1940, le préfet Bourrat est naturellement expulsé de ce nouveau territoire allemand. Les Messins résistent en silence et organisent une manifestation patriotique, place Saint-Jacques à Metz : la statue de Notre-Dame est fleurie aux couleurs tricolores. Les autorités allemandes réagissent immédiatement et expulsent le lendemain l'évêque de Metz, Mgr Heintz. Des milliers de messins, fonctionnaires, patriotes, ou anciens militaires, sont à leur tour expulsés.

http://farm6.static.flickr.com/5103/5593385176_877ce6f638_m.jpgPour conjurer la résistance passive des Messins, le Gauleiter Bürkel organise en grandes pompes son entrée officielle à Metz, le 21 septembre 1940. Il se fait remettre les clés de la cité par Roger Foret, le dernier maire allemand de la ville en 1918. Résidant principalement à Neustadt dans le Palatinat, il ne reviendra que rarement à Metz. Informé des contrariétés de Bürkel au sujet des Lorrains mosellans, Hitler donnent des ordres pour que la Moselle soit « germanisée en 10 ans ». Une ordonnance porte donc le 28 septembre 1940 sur la germanisation obligatoire du nom des habitants mosellans. Les Mosellans étant toujours réticents face à l’occupant, 60 000 Mosellans francophiles, ou francophones jugés indésirables, sont expulsés vers la France, du 11 au 21 novembre 1940. Le 30 novembre, la Moselle est réunie à la Sarre et au Palatinat pour former une nouvelle province allemande, le Gau Westmark.

 

http://farm6.static.flickr.com/5262/5592813781_660a2f9256_m.jpgConscient du ressentiment des Mosellans, le Führer Adolf Hitler ne fera pas de long discours à la population civile lors de sa venue à Metz, le 26 décembre 1940. Hitler se contentera de rendre visite à la 1ère division SS, stationnée à Metz, passant la nuit de Noël à l'Hôtel des mines de l'avenue Foch, en compagnie de Sepp Dietrich et des cadres de cette unité. Hitler repassera à Metz, cette fois secrètement, dans la nuit du 16 au 17 juin 1944, pour se rendre au Wolfsschlucht II de Margival.

Publicité

Publié dans guerre

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article